Xénophobie en Afrique du Sud : Pretoria met en garde, Accra et Abuja répliquent Les multinationales sud‑africaines au cœur d’un bras de fer continental La présidence sud‑africaine a lancé une mise en garde ferme contre le Nigeria et le Ghana, après que des voix se sont élevées dans ces pays pour réclamer la nationalisation des entreprises sud‑africaines présentes sur leur sol, telles que MTN et DStv. Le porte‑parole de la présidence, Vincent Magwenya, a déclaré qu’une telle décision aurait des conséquences économiques désastreuses : fuite des investisseurs, destruction d’emplois et affaiblissement des économies locales. Pretoria insiste sur le rôle stratégique de ses multinationales dans le développement des télécommunications et des médias africains. Mais cette déclaration survient dans un climat tendu. Les attaques xénophobes en Afrique du Sud ont provoqué une vague d’indignation sur le continent. À Accra comme à Abuja, des mouvements citoyens et politiques dénoncent l’hostilité sud‑africaine envers les migrants africains et réclament des mesures de rétorsion. Un dilemme africain Nigeria : certains parlementaires évoquent la nécessité de protéger les citoyens nigérians en frappant les intérêts sud‑africains. Ghana : des syndicats et associations appellent à une réponse ferme pour défendre la dignité des Ghanéens. Afrique du Sud : Pretoria défend ses entreprises et menace de représailles économiques. Cette confrontation illustre les contradictions africaines : d’un côté, la volonté de protéger la souveraineté nationale et la dignité des citoyens ; de l’autre, la nécessité de préserver la coopération économique et l’intégration continentale.
Les champs obligatoires sont indiqués avec *