Le gouvernement béninois franchit une nouvelle étape dans sa politique de sécurisation du territoire. À travers un communiqué conjoint rendu public à Cotonou, les ministres Alassane Seïdou et Raphaël Akotègnon ont annoncé le recrutement d’une première vague de 1 500 agents spéciaux de police municipale. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la sécurité de proximité, particulièrement dans les zones septentrionales du pays.
Dix communes ciblées
La phase pilote concerne dix communes réparties dans les départements de l’Alibori, de l’Atacora et du Borgou. Parmi elles figurent Banikoara, Karimama, Malanville, Kérou, Tanguiéta, Kalalé et Nikki. Ce ciblage géographique répond à la nécessité de consolider la présence sécuritaire dans des zones exposées à des défis croissants, tout en rapprochant davantage les forces de l’ordre des populations.
Territorialiser la sécurité
Au-delà de l’effet d’annonce, cette opération traduit une volonté claire de territorialiser la sécurité. En recrutant des agents issus des localités concernées, maîtrisant les langues et les réalités socioculturelles, les autorités entendent renforcer l’efficacité du dispositif. Les critères de sélection privilégient des profils jeunes, physiquement aptes et moralement irréprochables, capables d’assurer une présence dissuasive et un dialogue permanent avec les communautés.
Une stratégie de proximité
À terme, ce recrutement massif pourrait constituer un tournant dans la gouvernance sécuritaire locale. Il préfigure une montée en puissance des polices municipales comme relais indispensables de l’État central. Dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires persistantes, cette approche de proximité apparaît comme une réponse stratégique, combinant prévention, présence et intelligence territoriale.
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