Protection de l’enfance au Bénin : Intisor Busari lance « Mon corps, c’est mon corps »
Sensibiliser les enfants à la protection de leur corps et renforcer le dialogue au sein des familles. C’est l’ambition de « Mon corps, c’est mon corps », le livre pour enfants de Intisor Busari, psychologue, consultante en parentalité et en protection de l’enfance. L’ouvrage sera officiellement présenté au public le vendredi 4 septembre 2026 à l’hôtel Azalaï de Cotonou.
La protection de l’enfance s’invite au cœur d’un nouveau projet littéraire porté par Intisor Busari, fondatrice de l’Institut de la parentalité et du bien-être. À travers son livre intitulé « Mon corps, c’est mon corps », l’autrice entend contribuer à l’éducation des enfants et à la prévention des violences auxquelles ils peuvent être exposés.
La cérémonie officielle de lancement est prévue le vendredi 4 septembre 2026 à partir de 17h30, à l’hôtel Azalaï de Cotonou. L’événement ne sera toutefois pas limité à la présentation de l’ouvrage. Il sera également consacré à des échanges sur les enjeux liés à la protection des enfants.
Informer pour mieux protéger
Pour Intisor Busari, la protection de l’enfant doit commencer par l’information.
Selon elle, de nombreux enfants ne disposent pas toujours des connaissances nécessaires pour identifier une situation dangereuse ou comprendre qu’un comportement à leur égard est inapproprié. C’est précisément pour leur donner des repères qu’elle a décidé de mettre cet ouvrage à leur disposition.
« Mon corps, c’est mon corps » vise ainsi à aider les enfants à mieux connaître leurs limites corporelles, à reconnaître les situations qui peuvent être dangereuses et à comprendre qu’ils ont le droit de dire non lorsqu’un toucher leur paraît inapproprié.
L’ouvrage encourage également l’enfant à parler et à demander de l’aide auprès d’un adulte de confiance lorsqu’il se trouve confronté à une situation qui le met mal à l’aise ou qui menace son intégrité.
Un livre pour briser les tabous
Au-delà de la sensibilisation des enfants, le livre entend également ouvrir un dialogue autour de sujets qui restent encore difficiles à aborder dans certaines familles.
Le corps de l’enfant, les limites corporelles et les violences sont parfois entourés de silence, par gêne, par méconnaissance ou en raison de certains tabous sociaux et culturels.
Pour les promoteurs de l’initiative, ce silence doit progressivement laisser place au dialogue. Le livre devient ainsi un canal permettant aux parents d’aborder avec leurs enfants des questions essentielles, avec des mots adaptés et dans un cadre de confiance.
L’objectif est de permettre aux familles de parler davantage, mais aussi d’apprendre à écouter les enfants.
« Il faut tout un village pour protéger un enfant »
La cérémonie du 4 septembre sera également l’occasion de réfléchir à la responsabilité collective dans la protection de l’enfance.
Si le célèbre proverbe africain rappelle qu’« il faut tout un village pour élever un enfant », Intisor Busari veut aller plus loin : il faut aussi tout un village pour protéger un enfant.
La protection de l’enfant ne relève donc pas uniquement de la responsabilité des parents. Elle implique l’ensemble de son environnement : famille, communauté, professionnels, éducateurs et autres acteurs qui participent à son développement et à son épanouissement.
Cette approche sera au cœur des discussions annoncées lors du lancement du livre.
L’importance de l’écoute parentale
À travers cet ouvrage, l’autrice rappelle également aux parents leur responsabilité dans la construction d’un environnement sécurisant pour leurs enfants.
Le dialogue constitue une première étape, mais il doit être accompagné d’une écoute véritable et active. Les enfants doivent pouvoir parler de ce qu’ils ressentent, raconter ce qu’ils vivent et exprimer leurs inquiétudes sans craindre d’être rejetés ou ignorés.
Créer cette relation de confiance permettrait notamment à l’enfant de mieux s’affirmer, de développer sa confiance en lui-même et de savoir vers quel adulte se tourner lorsqu’il est confronté à une situation préoccupante.
Un lancement placé sous le signe du dialogue.
Le rendez-vous du 4 septembre 2026 à l’hôtel Azalaï de Cotonou se veut donc à la fois littéraire et pédagogique.
Au programme, les participants auront droit à une présentation officielle du livre, mais aussi à des échanges avec des professionnels autour de la protection de l’enfant. La rencontre permettra également au public de donner son point de vue et de poser des questions sur les différentes problématiques liées à la sécurité et au bien-être des enfants.
Avec « Mon corps, c’est mon corps », Intisor Busari entend ainsi contribuer à une prise de conscience collective : apprendre à l’enfant à connaître son corps, à reconnaître ses limites, à dire non et à demander de l’aide constitue déjà une étape importante dans sa protection.
Le rendez-vous est donc pris pour vendredi 4 septembre 2026 à 17h30 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, autour d’un ouvrage qui place l’enfant, sa sécurité et son épanouissement au centre du débat.
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