PORT AUTONOME DE COTONOU : L'ASSOCIATION DES JEUNES DÉCLARANTS MANDATAIRES EN DOUANE DÉNONCE LES RESTRICTIONS D'ACCÈS ET RESTE VIGILANTE FACE À UNE PRÉSUMÉE TAXE COMMUNALE À IFANGNI
Les membres de l'Association des jeunes déclarants mandataires en douane (AJDMD), sous la conduite de leur président Marouf Salami, expriment leur préoccupation face à plusieurs difficultés qui affecteraient actuellement les acteurs de la chaîne portuaire et du transit. Ils dénoncent notamment le coût élevé des cartes d'accès au Port autonome de Cotonou, la réduction de leur durée effective de validité ainsi que l'interdiction de l'accès à pied à l'enceinte portuaire, des mesures qui, selon eux, compliqueraient davantage l'exercice de leurs activités professionnelles.
DES CARTES D'ACCÈS JUGÉES TROP COÛTEUSES ET D'UNE VALIDITÉ INSUFFISANTE.
Selon les membres de l'Association des jeunes déclarants mandataires en douane, l'accès au Port autonome de Cotonou coûterait 2 360 FCFA, contre environ 500 FCFA au Port de Lomé. L'association estime que cette différence tarifaire mérite une attention particulière dans un contexte où la compétitivité des plateformes portuaires constitue un enjeu majeur.
Elle attire également l'attention sur la durée effective de validité des cartes d'accès, qu'elle juge insuffisante. D'après ses membres, une carte acquise en fin de journée n'offrirait pas une période d'utilisation de vingt-quatre heures complètes, réduisant ainsi le temps réel d'accès des usagers.
L'INTERDICTION DE L'ACCÈS À PIED DÉNONCÉE
Les membres de l'AJDMD et leur président Marouf Salami regrettent également l'interdiction de l'accès à pied au Port autonome de Cotonou. Selon eux, cette mesure serait entrée en vigueur sans communication préalable ni mesure d'accompagnement.
L'association fait observer que les détenteurs d'une carte d'accès valide seraient désormais contraints d'emprunter un véhicule pour accéder à l'enceinte portuaire. Cette situation obligerait de nombreux professionnels à solliciter des automobilistes pour entrer ou sortir du port. Elle relève également que certains véhicules ne seraient pas autorisés à effectuer un bref arrêt à l'entrée du port afin de déposer ou de récupérer des usagers, ce qui compliquerait davantage les déplacements des acteurs du secteur.
L'ASSOCIATION PLAIDE POUR LE RETOUR DES BUS .
Afin d'atténuer les difficultés rencontrées par les usagers, l'Association des jeunes déclarants mandataires en douane suggère le rétablissement du dispositif de transport qui existait auparavant grâce aux bus de BEN Afrique. Selon l'association, ces navettes facilitaient les déplacements des professionnels à l'intérieur de la plateforme portuaire et constituaient une solution adaptée aux contraintes d'accès.
Pour ses membres, la remise en service de ce dispositif représenterait une mesure d'accompagnement efficace, permettant de concilier les exigences de sécurité avec les réalités opérationnelles des usagers du port. Ils estiment qu'une telle initiative contribuerait à améliorer la mobilité des acteurs de la chaîne logistique tout en réduisant les difficultés engendrées par les nouvelles restrictions.
UNE PRÉSUMÉE PERCEPTION DE TICKET À IFANGNI : L'ASSOCIATION APPELLE À LA PRUDENCE
Par ailleurs, l'Association des jeunes déclarants mandataires en douane indique avoir été informée de présumées informations faisant état d'un projet de perception d'un ticket communal sur les véhicules d'occasion à destination de la frontière d'Igolo, dans la commune d'Ifangni.
D'après les informations portées à sa connaissance, il aurait été envisagé, à l'issue d'une réunion avec des acteurs de la filière, la perception d'un montant initialement fixé à 10 000 FCFA, avant qu'un autre montant ne soit évoqué au cours des échanges. Il serait également question de l'installation de barrières sur la voie inter-États afin d'assurer cette perception.
Toutefois, l'Association des jeunes déclarants mandataires en douane précise que ces informations demeurent à vérifier. Elle indique être dans l'attente d'éléments probants avant de se prononcer officiellement sur cette situation.
Si ces faits venaient à être confirmés, l'association estime qu'ils devraient être appréciés au regard des dispositions légales encadrant la perception des taxes sur les corridors. Dans cette hypothèse, elle annonce qu'elle pourrait saisir le préfet territorialement compétent afin que les vérifications nécessaires soient effectuées et que les textes de la République soient pleinement respectés.
UN APPEL AU DIALOGUE ET À LA CONCERTATION
Tout en réaffirmant son attachement aux réformes visant à améliorer les performances du Port autonome de Cotonou, l'Association des jeunes déclarants mandataires en douane appelle les autorités compétentes à privilégier le dialogue, la concertation, la communication préalable et des mesures d'accompagnement avant toute décision susceptible d'impacter les activités des professionnels du secteur portuaire et du transit.
Christ paterne HOUNHOUENOU
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