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PORT AUTONOME DE COTONOU : L’AJDMDB ALERTE SUR LES SURESTARIES ET INTERPELLE LES RESPONSABLES PORTUAIRES

Par LTC Admin - 13/10/2026
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PORT AUTONOME DE COTONOU : L’AJDMDB ALERTE SUR LES SURESTARIES ET INTERPELLE LES RESPONSABLES PORTUAIRES


Dans une troisième lettre ouverte publiée le 13 octobre 2026, l’Association des jeunes déclarants et mandataires en douane du Bénin (AJDMDB) salue la réactivité du président Romuald Wadagni, mais déplore l’absence de changements concrets sur le terrain. Surestaries contestées, retards dans le positionnement des conteneurs, frais de renouvellement et risque de départ des clients vers les ports concurrents : l’association appelle à des mesures urgentes pour préserver la compétitivité du Port autonome de Cotonou.


La situation des opérateurs économiques au Port autonome de Cotonou continue de susciter de vives préoccupations au sein des professionnels du transit et de la déclaration en douane. Dans sa lettre ouverte numéro 3, rendue publique le mardi 13 octobre 2026, l’Association des jeunes déclarants et mandataires en douane du Bénin (AJDMDB), par la voix de son président, Marouf Salami, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur les difficultés auxquelles ses membres et leurs clients seraient confrontés dans l’exercice de leurs activités.



Tout en rendant hommage au président de la République, Romuald Wadagni, pour l’attention accordée à leurs premières revendications, l’association exprime son incompréhension face à la persistance des problèmes dénoncés. Elle interpelle notamment la direction générale du Port autonome de Cotonou et les responsables des structures concernées, afin que les engagements annoncés à la suite des démarches entreprises soient effectivement suivis d’actions concrètes.


Romuald Wadagni salué pour sa réactivité


Dans sa déclaration, l’AJDMDB tient à reconnaître l’intervention du chef de l’État à la suite de sa première lettre ouverte du 28 septembre 2026. Selon l’association, moins de 48 heures après cette initiative, le président Romuald Wadagni aurait instruit le ministre chargé des Transports de recevoir ses représentants.


Une réaction que les jeunes déclarants et mandataires en douane considèrent comme un signe d’écoute et de volonté de trouver des solutions aux difficultés rencontrées dans le secteur portuaire.


L’association adresse également ses remerciements au ministre du Cadre de vie chargé des Transports, qui a reçu sa délégation le 30 septembre 2026 au cours d’une audience de plus d’une heure et demie. À en croire le communiqué, cette rencontre avait permis d’aborder les préoccupations des professionnels et d’annoncer des mesures destinées à améliorer la situation.


Pour l’AJDMDB, cette disponibilité des autorités politiques constitue un motif d’espoir. Mais cet espoir se heurte, selon elle, à la réalité du terrain, où les difficultés continueraient de peser sur les activités des opérateurs.


Surestaries et frais de renouvellement : le ras-le-bol des opérateurs


Au cœur des préoccupations soulevées figure la question des surestaries et des frais de gardiennage que l’association estime injustifiés dans certaines situations, notamment lorsque les retards seraient liés à des pannes ou à des dysfonctionnements des installations portuaires.


L’AJDMDB affirme que Bénin Terminal continuerait de facturer des surestaries alors que certains retards seraient imputables à ses propres pannes. Une accusation qui appelle des clarifications de la part de la structure concernée.


Pour les opérateurs, le problème est particulièrement sensible lorsque les frais supplémentaires s’accumulent sans qu’ils aient la maîtrise des délais de traitement ou de mise à disposition des marchandises. Ces charges peuvent alourdir les coûts des opérations et fragiliser les relations commerciales entre les transitaires et leurs clients.


L’association dénonce également des renouvellements de frais qu’elle juge injustes, estimant que les clients se retrouvent parfois à payer les conséquences de retards qu’ils n’ont pas provoqués.


Elle évoque par ailleurs des situations dans lesquelles les clients, malgré le règlement intégral des sommes réclamées et la présentation de leurs reçus, doivent encore patienter avant d’obtenir le déblocage effectif de leurs marchandises.


À travers ces dénonciations, l’AJDMDB pose une question essentielle : comment demander aux opérateurs de respecter leurs obligations financières lorsque les retards observés ne relèvent pas nécessairement de leur responsabilité ?



ATRAL également dans le viseur de l’association


Les difficultés liées au positionnement des conteneurs en transit vers les pays de l’hinterland constituent un autre point majeur de la lettre ouverte.


L’AJDMDB rappelle qu’ATRAL dispose, selon elle, d’un délai de cinq jours après la demande pour positionner les conteneurs destinés aux pays de l’intérieur du continent. Toutefois, l’association déplore que, depuis plusieurs mois, les renouvellements de frais continuent de s’accumuler, au détriment des clients.


Cette situation, telle que décrite par l’organisation, alimente les inquiétudes des opérateurs qui doivent organiser le transport des marchandises vers les pays desservis par le corridor béninois.


Pour les professionnels du transit, la maîtrise des délais est essentielle. Tout retard supplémentaire peut entraîner des coûts imprévus, perturber la planification du transport et compliquer le respect des engagements pris envers les clients.


L’association appelle donc les responsables concernés à examiner les difficultés signalées et à prendre les mesures nécessaires pour que les délais annoncés soient respectés et que les opérateurs ne supportent pas seuls les conséquences des dysfonctionnements éventuels.


Des courriers adressés aux autorités, mais toujours pas de changement selon l’AJDMDB


Face à la persistance des problèmes, l’association affirme ne pas être restée inactive.


Le mercredi 7 octobre 2026, elle indique avoir adressé un courrier au directeur général du Port autonome de Cotonou pour demander le respect des engagements relatifs à la suspension des surestaries et des frais de gardiennage, ainsi que le déblocage de l’accès des camions.


Deux jours plus tard, le vendredi 9 octobre, l’AJDMDB affirme avoir déposé au secrétariat du ministre chargé des Transports un compte rendu de la situation après l’audience du 30 septembre, accompagné d’un rappel des engagements attribués aux responsables du Port autonome de Cotonou.


Malgré ces démarches, l’association soutient que la situation demeure inchangée au moment de la publication de sa troisième lettre ouverte.


Ce constat nourrit sa frustration et renforce son appel à une intervention effective des responsables opérationnels. Pour ses membres, les engagements pris lors des rencontres avec les autorités ne sauraient produire les effets attendus sans un suivi rigoureux et des mesures vérifiables sur le terrain.


Le risque de voir les clients se tourner vers Lomé et Lagos


Au-delà des charges supplémentaires dénoncées, l’AJDMDB alerte sur les conséquences possibles de cette situation pour l’attractivité du Port autonome de Cotonou.


Dans sa lettre ouverte, elle rapporte que certains clients menaceraient de transférer leurs opérations vers les ports de Lomé, au Togo, et de Lagos, au Nigeria, qu’ils considèrent comme des alternatives plus rapides.


Ces témoignages rapportés par l’association illustrent la pression concurrentielle à laquelle le port béninois doit faire face. Dans le transport maritime et la logistique, les délais, la transparence des coûts et la fluidité des procédures constituent des critères déterminants dans le choix d'une plateforme portuaire.


Si les difficultés dénoncées persistent, elles pourraient fragiliser la confiance d’une partie des opérateurs et compliquer les efforts engagés pour renforcer la place du Bénin dans les échanges commerciaux régionaux.


Pour l’AJDMDB, il est donc urgent de mettre fin aux pratiques qu’elle juge préjudiciables aux clients et de garantir un environnement de travail plus prévisible aux déclarants, mandataires en douane, transporteurs et autres professionnels de la chaîne logistique.



griefs formulés et à préciser les dispositions susceptibles d’être prises pour améliorer la situation.


En définitive, le message de l’AJDMDB est sans équivoque : l’écoute des autorités constitue une première étape, mais elle doit être suivie d’effets tangibles. Pour l’association présidée par Marouf Salami, la préservation de la compétitivité du Port autonome de Cotonou passe par la résolution des difficultés signalées, la maîtrise des coûts et le rétablissement de la confiance des opérateurs.


Reste à savoir si cet nouvel appel permettra de débloquer la situation et d’apporter des réponses durables aux préoccupations exprimées par les jeunes déclarants et mandataires en douane du Bénin.

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