Éclairage public au Bénin
Des milliers de lampadaires en panne sur nos axes routiers
Sous peu, plusieurs villes du Bénin, malgré les multiples efforts de transformation et de modernisation déployés pour un développement réel, risquent de sombrer dans le noir. Le constat sur le terrain est triste : plusieurs lampadaires posés le long des grands axes routiers de nos villes et même de nos campagnes ne fonctionnent plus depuis des lustres.
La raison est simple : les ampoules sont grillées ou le système d’alimentation en énergie électrique est en dysfonctionnement. Devant ce spectacle désolant, et chaque jour qui passe sous le regard impuissant des usagers, l’obscurité gagne du terrain.
Si rien n’est fait dans les plus brefs délais, il faudra malheureusement s’attendre à ce que plusieurs villes et localités du pays sombrent dangereusement dans le noir. Ce qui ne sera évidemment pas sans conséquences pour la paix, la quiétude et la sécurité des biens et des personnes.
L’entretien, grand absent
S’il est vrai que les lampadaires peuvent tomber en panne, il est tout aussi normal que, lorsque ces pannes surviennent, les services de réparation et de maintenance se mobilisent automatiquement pour y remédier. C’est en vérité ce qui devrait être la règle dans nos cités, aujourd’hui où l’heure est à la rigueur et à l’efficacité dans l’action publique.
Il n’est plus question de fonder le développement sur le laxisme et l’improvisation si l’on veut espérer un quelconque changement. Comment comprendre que des ampoules de lampadaires destinés à l’éclairage public dans les grandes villes soient grillées depuis des lustres, plongeant du coup nos routes dans une obscurité criarde, et que rien ne soit fait jusqu’à présent ? C’est a priori impensable dans ce nouveau Bénin en pleine dynamique de changement.
Sur les grands axes routiers, à Porto-Novo, Adjarra, Avrankou pour ne citer que ceux-là, motocyclistes et automobilistes font chaque jour l’amère expérience de lampadaires qui n’éclairent plus. Là où la lumière devrait faciliter la mobilité, c’est l’obscurité qui dicte sa loi.
Dans la capitale, la situation est déjà alarmante sur plusieurs axes, comme le boulevard du Cinquantenaire où les lampadaires sont pour la plupart éteints. Rouler sur cette voie à partir de 20h impose prudence et attention.
Même constat dans la commune d’Adjarra où les lampadaires qui ceinturent presque toute la commune sont en déliquescence. L’usager de la route est grandement surpris, par exemple sur le tronçon Kpodo - Malanhoui - Anagbo - Gbangnito - Gbéhadji qui débouche sur Médédjonou. Bientôt, sur cette grande voie, on ne parlera plus de lampadaires ni d’éclairage public car ceux-ci auront amorcé leur descente aux enfers.
Fuite de responsabilité ou négligence avérée ?
Qui s’occupe véritablement de l’entretien et de la maintenance de ces infrastructures publiques pourtant si importantes pour la visibilité, l’attractivité et la résilience des villes ? La question mérite d’être posée au regard du constat de terrain qui révèle une anomalie.
Des ampoules de lampadaires grillées et l’on ne songe guère à les remplacer. Des lampadaires en panne qui ne sont pas automatiquement changés. C’est simplement de la négligence dans l’action publique. Les responsables chargés de ces tâches devront être interpellés pour irresponsabilité avérée.
Il s’agira désormais pour les pouvoirs publics de rompre avec ces pratiques et de placer chaque acteur devant ses responsabilités et missions. La célérité recommandée pour veiller à la bonne marche de la société et corriger les éventuels dysfonctionnements notés dans les infrastructures publiques doit être de mise.
C’est cette rigueur individuelle et collective qui pourra aider notre pays à se révéler et à aller plus loin, comme le souhaite le gouvernement du Président Romuald WADAGNI.
Godfroy MISSAHOGBE
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