Crue des fleuves Ouémé, Mono et Niger :
La CIPA ordonne la vigilance généralisée
Le 25 août 2026, la Cellule Interinstitutionnelle de Prévision et d’Alerte (CIPA) a publié un bulletin qui place plusieurs bassins du Bénin sous surveillance renforcée. En effet, la montée des eaux observée sur l’Ouémé, le Mono et le Niger impose aux populations riveraines d’adapter immédiatement leurs comportements. Dans la basse vallée de l’Ouémé, la situation est la plus critique : à Zagnanado, le niveau atteint 740 cm et la tendance reste à la hausse, avec une nouvelle progression annoncée entre le 26 et le 28 août. Dès lors, le risque de catastrophe y est jugé élevé et les habitants des zones inondées ou inondables sont sommés de quitter les lieux pour des sites plus sûrs. À Bonou, où le niveau est de 477 cm, une hausse est également attendue. Par conséquent, le risque est évalué à moyen et les populations de Bonou et d’Adjohoun doivent éviter toute activité non sécurisée sur les cours d’eau et se tenir éloignées des berges.
Dans le bassin du Mono, Athiémé enregistre 618 cm. Certes, une légère baisse est prévue entre le 26 et le 28 août, toutefois la CIPA maintient la zone sous observation et recommande la plus grande prudence. Plus au Nord, le Niger atteint 797 cm à Malanville, avec une légère hausse encore attendue dans les trois prochains jours. En conséquence, le risque de catastrophe est considéré comme moyen aux abords de Malanville et Karimama. Dans ces localités, les autorités locales insistent sur l’interdiction des traversées et des activités de pêche ou de baignade à risque, et appellent chacun à respecter une distance de sécurité par rapport aux berges fragilisées.
Au final, la CIPA appelle à ne pas banaliser l’évolution hydrologique en cours. À Zagnanado, l’urgence est au déguerpissement des zones menacées. À Bonou, Adjohoun, Malanville et Karimama, c’est la discipline qui doit prévaloir : s’éloigner des berges, renoncer aux déplacements fluviaux non essentiels. À Athiémé, la vigilance doit demeurer malgré l’accalmie annoncée. Ainsi, face à des cours d’eau en crue et à des prévisions encore incertaines, seule une mobilisation collective et une application stricte des consignes permettront d’éviter le pire et de préserver des vies humaines.
Michel TOUDONOU
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