La désignation des chefs de village et de quartier de ville continue de susciter des contestations au Bénin. La Cour Suprême a été saisie de 35 nouveaux recours relatifs aux résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome (Cena) à l’issue des élections communales de janvier 2026. Ces recours portent sur la liste des localités où les partis politiques éligibles à l’attribution des sièges – l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR) – sont habilités à désigner des responsables locaux.
Selon la liste publiée par la Cena, l’UPR devra désigner 2 919 chefs de quartier de ville ou de village, tandis que le Bloc Républicain en désignera 2 376. Cette répartition a rapidement suscité des contestations, désormais portées devant la haute juridiction administrative.
Le président de la Cour Suprême, Victor Dassi Adossou, a confirmé l’existence de ces 35 recours en marge d’un atelier consacré au titrage et à la sommairisation des arrêts rendus par la juridiction dans le cadre des contentieux électoraux. La Cour aura donc à examiner ces nouvelles requêtes, qui s’ajoutent aux dossiers déjà traités dans le cadre des élections communales de janvier 2026.
Ces contestations traduisent les tensions persistantes autour de la désignation des chefs de village et de quartier de ville, un processus qui reste au cœur des enjeux de gouvernance locale. La décision de la Cour Suprême sera déterminante pour clarifier la situation et garantir la légitimité des responsables appelés à incarner l’autorité de proximité dans les différentes localités du pays.
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